(je voulais déjà, avant les événements, recopier ce passage du livre de David-Servan Schreiber)
''Avec soulagement, nous avons appris que la morte n'est pas douloureuse en elle-même. Dans les derniers jours, on cesse d'avoir envie de s'alimenter et de boire. Le corps se déshydrate alors progressivement. Plius de sécrétions, donc plus d'urine, plus de selles, moins de phlegme dans les poumons. Donc moins de douleurs dans le ventre, moins de nausées. On ne vomit plus, on ne tousse plus. Tout le corps se calme. La bouche est souvent sèche, mais il est facile de se soulager avec des petits glaçons ou un tissu mouillé. Une fatigue s'installe, et l'esprit se détache, le plus souvent avec le sentiment de bien-être, parfois même une euphorie. On a de moins en moins envie de parler à ses proches. Simplement de leur tenir la main et de regarder ensemble la lumière du soleil par la fenêtre, ou d'écouter le chant d'un oiseau, ou une musique particulièrement belle. Dans les dernières heures, on entend parfois une respiration différente qu'on appelle le ''râle''. Et puis, il y a généralement quelques dernières respirations incomplètes (les ''derniers soupirs'') et des contractions involontaires du corps et du visage qui semble se rebeller contre la disparition de la force vitale. Elles ne sont pas l'expression d'une souffrance, mais simplement la manifestation du manque d'oxygène dans les tissus. Puis les muscles se relâchent, et tout est terminé.'' (D.-S.Schreiber, Anticancer, Paris (France), Éd.Robert Laffond, 2007, p.278)
Je m'excuse, ce paragraphe est certainement morbide pour vous mais ce passage me permet de désarmorcer la peur de la mort. Lutter contre le cancer, c'est entretenir l'étincelle de vie en nous et non combattre obligatoirement la mort qui est inévitable de toute façon.
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jeudi 26 février 2009
mercredi 11 février 2009
Se programmer?
Un lecteur me demandait à propos de mon billet Réponses - nausées: ''Se programmer qu'on s'en sortira, ou y aller au jour le jour, sans se créer d'attente?''
C'est le grand paradoxe de cette maladie. Vivre au jour le jour tout en gardant un oeil sur The Big Picture. Profiter de chaque instant, même si c'est un cliché. Profiter de la vie à chaque jour. S'occuper. Se reposer. Réfléchir.
Ça va mal? Demain sera un autre jour. Ça va encore mal? Se coucher. Ça va vraiment mal? Manger.
Aligner ainsi les jours comme le Canadien alignent les victoires (pas vraiment) et se retrouver finalement un an plus tard, mieux.
Se projeter ensuite dans le temps. Se voir vieux. Visualiser une vie en santé comme les athlètes visualisent les podiums.
Se voir avec ses petits enfants. Se voir dans un potager ensoleillé. Se voir comme le monsieur toujours en train de s'asseoir dans la pub d'une banque. Se dire pourquoi pas?
C'est le grand paradoxe de cette maladie. Vivre au jour le jour tout en gardant un oeil sur The Big Picture. Profiter de chaque instant, même si c'est un cliché. Profiter de la vie à chaque jour. S'occuper. Se reposer. Réfléchir.
Ça va mal? Demain sera un autre jour. Ça va encore mal? Se coucher. Ça va vraiment mal? Manger.
Aligner ainsi les jours comme le Canadien alignent les victoires (pas vraiment) et se retrouver finalement un an plus tard, mieux.
Se projeter ensuite dans le temps. Se voir vieux. Visualiser une vie en santé comme les athlètes visualisent les podiums.
Se voir avec ses petits enfants. Se voir dans un potager ensoleillé. Se voir comme le monsieur toujours en train de s'asseoir dans la pub d'une banque. Se dire pourquoi pas?
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lundi 12 janvier 2009
Vivre autrement

Vivre autrement est une série de la radio de Radio-Canada et un livre qui est aussi sorti en librairie suite à la série.
Je vous inviterais à télécharger les podcasts. Évidemment, ce n'est pas une obligation. Mais c'est une série sympathique sur l'appel au changement. ''Vivre autrement, c’est surtout un appel au changement, pour que chacun redécouvre les plaisirs d’une vie équilibrée'' , écrit-on sur le site. Quoi de mieux que le début de l'année pour ce faire!
Non, sérieusement, je ne veux pas faire préchi-précha et vous dire qu'avoir su, qu'avoir bien mangé, qu'avoir fait de l'exercice, qu'avoir mieux géré mon stress, qu'avoir réglé mes problèmes intérieurs, je n'aurais pas eu le cancer.
Il y a un karma individuel physique et psychologique beaucoup plus large que de simples habitudes de vie pour empêcher cette maladie d'éclore en soi.
Mais cette série -ou le livre- se veut un bon moyen de s'arrêter et de regarder sa vie avant qu'un grand malheur nous frappe. Juste une question de qualité de vie.
Mais peut-être que vous ne ferez rien, que vous ne changerez rien Ce n'est pas grave. Vivez.
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