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vendredi 12 juin 2009

Avant le CLSC


Moi, au téléphone: Papa va aller te chercher après son rendez-vous au CLSC.


Ma plus jeune: Qu'est-ce que tu va faire au CLSC?


Moi: Je vais faire changer mon pansement.


MPJ: Ils vont changer ton enveloppe de poire chinoise? Ça va pas faire mal?


Moi: Non mais ils vont aussi changer le plastique en dessous, ils vont nettoyer.


MPJ: Ah...ça va pas faire mal pantoute de bord.

vendredi 15 mai 2009

Macho au coeur brisé

Suite à l'élimination des Bruins de Boston hier...échange de messages-textes:

MOI: Maudit sport, ça nous brise le coeur à chaque année...

MON FRÈRE: C'est pire qu'une femme...

MOI: Au moins, on peut leur briser le coeur en retour, les femmes.

MON FRÈRE: Effectivement, c'est peut-être à cause de ça qu'on se fait punir par le sport. FINI, je ne l'écoute plus dorénavant, je le pratique.

(à suivre)

samedi 9 mai 2009

Les gars

Nous soupions l'autre dimanche en famille, enfin seulement une moitié puisque mes ''rapportées''* étaient repartis chez leur père. Ma conjointe, qui se soucie presque plus du sort de son nouveau gendre que du mien, s'exclame, ''pauvre Mick-Mick, il était plein de poils de chats sur son linge, il a fallu qu'il prenne la brosse collante pour les enlever''. Elle m'avait confié plus tôt cette après-midi qu'en descendant hypocritement dans le sous-sol pour chercher quelque chose, elle avait entrevu sa fille et son chum couchés sur le lit.

Et moi d'en profiter pour faire une petite leçon de vie conservatrice à mes filles, question de leur laver le cerveau contre les garçons, ''c'était à lui de ne pas s'asseoir ou se coucher en quelque part pis de rester debout, comme ça, pas de mauvais coups...''

Et ma plus vieille de ronchonner, en soupirant: ''Papa, c'est debout que les gars font leurs mauvais coups...''

À bien y penser...

*terme plutôt familier désignant les enfants du conjoint

mercredi 1 avril 2009

Alerte au pipi rouge

Je suis en traitement cette semaine et à tous les jours avant ma chimio, je dois faire un test d'urine afin de voir si ma vessie n'est pas trop endommagée pour continuer. Normalement, tout est ok.

Mais aujourd'hui, j'ai eu une mauvaise surprise. J'ai fait la chose machinalement et en revenant, j'ai mis le petit pot sur ma feuille près de ma carte:


Lise, en collant l'étiquette informatisée sur le petit pot : Coudonc Benoit, ton urine est bien rouge. On fait des tests pour voir s'il y a du sang dedans...


Moi : Je ne sais pas trop ce qui se passe, hier soir tout était correct.


Lise : Ben là, on va envoyer le pot et ils vont faire des analyses, c'est rouge pas mal.


Moi : C'est peut-être ce que j'ai mangé pour soupé hier...


Lise : Tu as mangé quoi?


Moi : Du poisson.


Lise : Quelle sorte de poisson, ma foi?


Moi : Ben...du poisson d'avril.


Lise : Ah mon toé-là...


Subtilement vous aurez deviné, chers lecteurs, j'avais vidé du jus de fruit dans mon petit pot au lieu de ma vraie urine.


Quel farceur malgré tout!


Sur la photo, Lise, l'une de mes nombreuses infirmières préférées (pas de jalouses!)



vendredi 27 mars 2009

Mes zaaamis

Parmi mes nombreux Dubious Achievement (accomplissement douteux) dans la vie, il y a celui, à l'âge adulte, d'avoir été arrosé par une moufette.

Donc à chaque fois que nous voyons un animal de cet espèce à la télé ou sur le bord de la route, ma conjointe dit toujours, tiens, voilà un de tes zaaamis.

L'autre jour, je vais conduire ma plus jeune à l'école et pour une raison inconnue, elle me dit, ''toi papa, tu en as des zaaamis, hein?''

Et moi de répondre, ''oui, papa en a des zaaamis'', ne voyant pas du tout où elle s'en allait avec ça.

Elle: ''toi, tes zaaamis, c'est les moufettes''

Moi: ''...''

Gros échange

Comme nous avons pu le constater dimanche soir à Star Académie, Éric Lapointe vous a quitté pour rejoindre mon équipe, les Abstinents.

Lorsque j'ai rejoint un de mes chums pour lui annoncer la nouvelle, il m'a dit qu'il se souvenait de moi surtout comme Éric Lapointe, AVANT qu'il change d'équipe.

Ça va faire un an dimanche prochain que je n'ai pas pris une goutte d'alcool. Je ne pensais jamais que ça m'arriverait un jour.

jeudi 26 mars 2009

6/49

Mardi, je suis allé luncher chez McDo et j'ai trouvé un os dans une McCroquette.

Puis en arrivant chez moi, ma conjointe m'a dit qu'une dame avait appelé le midi pour savoir si je pouvais graver une pierre tombale. Elle avait eu mon nom de son oncle qui habite à Asbestos.

Pensez-vous que j'aurais dû m'acheter un 6/49?

samedi 21 mars 2009

La malédiction de l'Ensaignantmobile

Lundi, je lis ce texte à propos des irritants dans l'Enseignantmobile. Et que se passe-t-il mardi avec mon auto? Le ''check engine'' s'allume après quelques kilomètres. Attention.

jeudi 19 mars 2009

Citation II

(traduction imparfaite de moi)

''Un homme va chez le docteur.

Il lui dit que ça ne va pas, qu'il est déprimé, dépressif, qu'il se sent seul dans le monde et qu'il sent que personne ne le comprend.

Le docteur lui répond que ''le traitement est simple, le grand clown Pagliacci est en ville ce soir, vous devriez vous acheter des billets et aller le voir, ça devrait vous remonter.''

Et l'homme se met à pleurer: ''Mais docteur...je suis Pagliacci.'' ''

- Watchmen, Alan Moore & Dave Gibbbons

mardi 17 mars 2009

Pouvoirs

(Conversation dans l'auto)

MOI: Devinez qu'est-ce qu'on mange ce soir?

MPV: Du steak

MPJ: Du macaroni au fromage

MOI: Coudonc R., tu lis dans mes pensées, on mange du macaroni au fromage...Attendez, je pense à une couleur. À quelle couleur je pense?

MPV: Bleu

MPJ: Rose

MOI: Là c'est B. qui a lu dans les pensées. Je pensais à bleu. Je pense maintenant à un chiffre de 1 à 10.

MPV: 5

MPJ: 9

MOI, en préparant mon mauvais coup: Oups, personne ne l'a, c'est 8. OK, je pense à une partie du corps de M. (ma conjointe, qui conduisait)...

Et MPV, en sortant de l'auto, se pointe la poitrine. Sérieusement, je voulais leur dire que je pensais aux yeux de M. mais j'ai été déjoué, désarçonné. Elles connaissent leur père ces enfants-là.

lundi 16 mars 2009

Heureux d'un printemps

Enfin le soleil. Mais toujours ce maudit vent. Ce petit vent mesquin qui nous rappelle que l'hiver se termine le 21 mars et pas vraiment avant. Et que souvent, on va en tirs de barrage en avril.

Mais tout de même, arrêtons de chiâler. Hier, je suis allé chez ma soeur avec le reste de la famille (minus mes enfants, question de garde partagée) pour fêter l'anniversaire de mon père qui aura 79 ans demain, à la St-Patrick.

Voyez comme c'est drôle avant le Registre de l'État civil du Québec. Le système fonctionnait quand même avec les curés et les paroisses et je dirais même que c'était plus simple pour obtenir un extrait de baptême, moins de bureaucratie.

Ma grand-mère paternelle a toujours dit à mon père, qui se prénomme Réjean, que son vrai nom, puisqu'il était né le jour de la fête des Irlandais, était Patrick (mon père dit ''Patrice'', version française). Ce que mon père a toujours cru, jusqu'à l'âge de 30 ans où il a dû faire sortir un extrait de baptême pour une raison quelconque.

Déception. Point de Patrick. Joseph quelque chose, quelque chose, Roland, Réjean finalement.

Ce n'est qu'un nom finalement. Parlant de nom justement, lorsque mon ex était enceinte de ma plus vieille, on faisait un gag à mon père. Puisque mes enfants ont des racines irlandaises par leur mère, on avait laissé planer la rumeur qu'on nommerait notre enfant, si c'était un garçon, Seamus, excellent prénom typique d'Irlande.

Face à cette terrible nouvelle, mon père était désemparé: ''(chu) pas capable de le dire''. Imaginez, un grand-père incapable de nommer son petit-fils! Et pas par sa faute, par la faute de ses parents inconscients (et surtout moqueurs).

Finalement, ma fille est née et elle porte le même prénom qu'une de mes tantes, la soeur de mon père. Pas compliqué.

Bonne fête 'Pa.

jeudi 26 février 2009

Bonne idée!

Lorsque j'ai lu en diagonale cette nouvelle dans La Presse (je n'arrive plus à retrouver le lien), je me suis dit, tiens, je pourrais faire la même chose et aller me chercher 5000$ dans le 7 jours.

Mais dans ma lecture en diagonale, je n'avais pas remarqué que Jade Goody était une ancienne star de téléréalité ET du monde impitoyable de la presse people du Royaume-Uni.

Dommage...

Il me restera toujours la télé québécoise. Décore ta vie peut-être? Le Banquier? À la Di Stasio? Non c'est vrai, Annie et ses hommes. Pas besoin de vous dire que ce ne serait pas un rôle de composition.

ps on m'a cependant rapporté que dans cette émission, l'ami de Maxime souffrait du même cancer que moi.

vendredi 13 février 2009

Mon mur des célébrités

Voici les célébrités avec lesquelles j'ai une courte relation:

  • Évidemment, comment passer à côté, je suis le petit cousin de l'animateur Éric Salvail. Nos pères sont cousins germains et ils ont passé une bonne partie de leur vie adulte à se cotoyer à la pêche ou à la taverne. Curieusement, la dernière fois -et la seule fois à vrai dire- que j'ai vu mon petit cousin, nous étions avec nos mères respectives au Winners sur le boulevard Taschereau. Très glam.
  • Mon neveu a joué une saison avec Marc-André Fleury, le gardien des Penguins de Pittsburgh. Ce fût assez pour que les deux restent des connaissances et que mon neveu visite le joueur-vedette à Pittsburgh il y a quelques années.
  • Restons dans le hockey, j'ai eu durant mon secondaire Éric Furlatt dans ma classe. Qui est-ce? C'est le gros arbitre joufflu de la Ligue Nationale. Je regarde sa photo, pas si joufflu que ça finalement.
  • Martin ''Leroy'' Roy, la personne juste avant moi dans mon album de finissant? Bassiste de Daniel Bélanger.
  • Christian Gauthier, l'animateur de radio? Il a été engagé dernièrement pour faire la même job que moi.
  • Je suis aussi ami sur Facebook avec un gars qui se nomme Winston Chan et qui a 1787 amis.
  • Comment l'oublier? J'ai aussi dormi pendant un an dans le même dortoir que Denis Villeneuve, le réalisateur de Polytechnique. Il faisait de l'impro au ralenti à cette époque et couchait dans la section du dortoir qui se nommait ''le Bas-Canada'', réservé aux gars de secondaire 5.
  • L'En Saignant? Un très bon ami d'enfance avec qui j'ai pris ma première bière. La serveuse est resté perplexe quand je lui ai dit: ''une bière'' sans spécifier la sorte. ''Une Cinquante'', ai-je précisé quelques secondes plus tard sous les rires de mes copains.

Pourquoi un tel billet? Je ne sais pas. Je pensais à Denis Villeneuve avec la sortie du film.

Il faut aussi souligner que je serais sur le mur des célébrités d'aucune des personnes ci-haut mentionnées. :-)

jeudi 29 janvier 2009

Dialogue avant de se coucher

L'autre jour, avant de coucher les filles, j'ai eu deux dialogues assez intéressants.

Histoire #1
(avec Ma Plus Vieille)

MOI: Pis, as-tu hâte d'aller à ton camp d'hiver? Sais-tu comment vous aller vous coucher?

MPV: Oui mais j'espère qu'on va se coucher filles-filles.

MOI: Pourquoi?

MPV: Parce que dans notre sizaine, il y a un Cruiseur.

MOI (amusé): Quoi? un quoi? un Cruiseur?

MPV: Ben oui, nous autres on l'appelle de même.

MOI: Il fait quoi, il vous...cruise?

MPV (les yeux amusés) : Ben oui papa...

MOI: Il vous cruise comment, il vous parle, il vous dit quoi?

MPV: Non Papa, il nous colle...

MOI: HEIN?

MPV: Il est entre mon sizonnier et moi et il n'arrête pas de me coller...

MOI: Est-ce que c'est ton genre?

MPV: Noooooooon.

MOI: c'est quoi ton genre?

MPV: Plus calme.

Morale de cette histoire, ma fille va m'arriver un jour avec un chum ben gelé. Trop calme.

Histoire #2
(avec ma plus jeune)

Ma plus jeune: Moi papa, je pense que Gros Boubou est une fille.

MOI: Hummm...moi je pense que non, je pense que c'est plutôt un garçon.

MPJ: Ahhhh...ok Papa.

Explication: Gros Boubou est un ourson blanc de la même grandeur que MPJ dont elle se servait pour découvrir son corps il y a quelques mois durant l'une des nombreuses phases à travers desquelles la sexualité féminine se développe jusqu'à 40 ans.

Morale de cette histoire: Je m'en voir Milk demain.

lundi 12 janvier 2009

Le stuff, part 2

J'ai un ami qui, lorsque nous sommes dans les soupers, nous fait toujours la même joke. En fait, je l'encourage. Il nous dit qu'à sa mort, il va exiger dans son testament d'être exposé pendant 5 jours et il veut être embaumé debout, comme le pape ou Elvis Gratton, selon votre choix.

Et là, sa femme:

-Voyons-donc, ça va être triste en maudit le mardi après-midi au salon avec 4 personnes dans la place. Personne est exposé pendant cinq jours aujourd'hui. Tu vas voir que je vais te couper ça court, une heure avant le service pis ça va être fini.

Et lui de protester:

-Wo-wo-wo, ça va être dans mon testament!

Et là, moi:

-Voyons donc, après cinq jours, tu vas être noir comme le poêle, on ne te reconnaîtra plus pantoute.

Et lui de dire:

-Ben non, après 2 jours, pour m'empêcher de noircir, ils vont me mettre un stuff.

Hilarant.

Vu à St-Jean-sur-Richelieu, près de l'hôpital

Un gars, de type cancéreux, de race blanche, 5'9, assez bien portant au niveau de la bédaine, s'échapper d'un Canadian Tire avec sous le bras, un tapis de yoga et une barre de chocolat noir. Peut-être ne voulait-il pas être vu.

Communiquez avec l'agent William Bombray si vous apercevez cet individu.

dimanche 28 décembre 2008

Résolution #1 pour 2009

Recommencer à boire
:-)

dimanche 21 décembre 2008

J'aurais dû le savoir

Hier soir vers 11h00, en regardant la fin du match de football Baltimore-Dallas, je pitonnais entre plusieurs canaux en attendant le début de Saturday Night Live.

Je tombe à 11h15 sur les Playmate de Noël à TQS. Franchement trop explicite. Je ne suis pas né à la bonne époque. Dans notre temps, c'est-à-dire lorsque j'étais adolescent, il fallait tout pour voir un sein dans un film à la télé. Maintenant, c'est full-frontal sur les parties les plus intimes de l'anatomie féminine.

En tout cas, je reviens vers le football, je vais à Musique Plus et finalement à 11h40, après Sarah Palin à SNL, je reviens à TQS où je vois ''Le Septième Sens'' dans le téléhoraire interactif. Je me dit, excellent, je ne me souviens plus du début de ce film avec Bruce Willis. Donc j'attend la fin des commerciaux et quand nous revenons au film, il y a un avertissement au téléspectateur de contenu sexuel explicite. Hein, je me dis, il me semble qu'il n'y avait pas de nudité dans ce film, ça parle de fantômes et d'un petit gars.

Je ne sais pas si c'est la chimio ou les pilules mais j'aurais dû allumer bien avant. Le film avec Bruce Willis, c'est Le SIXIÈME Sens. C'est fou ce qu'un seul sens de plus peut faire sur le scénario d'un film.

De toute façon, pourquoi diable la direction de TQS aurait programmé un si bon film à 23h30, après une ''téléfilm'' de Playboy?!? Quoique à bien y penser, on ne sait jamais.

jeudi 18 décembre 2008

Faits saillants de ma semaine de traitement

Je suis tranquille car voyez-vous, je suis en pleine semaine complète de traitement avec Mesna à boire et tout le tra-la-la. Mais c'est bien que ça arrive une semaine avec la Nowell.

Lundi, mon hémoglobine est à 89. Je pète le feu. Ça doit être à cause de la toute la fondue que j'ai mangé samedi, enfin celle que mon frère le goinfre a bien voulu me laisser (il a vidé les assiettes de viande comme un porc - haha). Donc pas de transfusion lundi, nous verrons la semaine prochaine. Ma mère m'accompagne, nous allons luncher à la Casa Grecque dont le menu est ma foi, complètement le contraire du livre du bon docteur Béliveau. Heureusement qu'il y a de la salade détrempée dans mon assiette pour accompagner mes crevettes à l'ail et mes médaillons de boeuf.

Mardi, ma mère m'accompagne encore. Je ne suis pas un très bon malade car je dors pas mal. Je suis surpris. Au moins 4 chaises sont occupées par des personnes de moins de 30 ans, en plus de moi et de mes 37 ans. Pour l'amour de Dieu, qu'est-ce qu'il y a dans l'air, dans la bouffe, dans l'environnement, dans les produits de beauté, dans nos gênes pour que tant de jeunes soient atteinte de cette maudite maladie? Trop de beurre à l'ail dans les crevette peut-être? Ou c'est peut-être les souvlakis de la Belle Province, que j'ai mangé pour dîner, accompagnés d'une frite graisseuse et d'un Coke zéro. Inconscient je suis, mais il faut que je me récompense. Mauvaise prémisse mais c'est l'instinct de survie, que voulez-vous.

Mercredi, un ami doit m'accompagner mais il vient de Drummondville et il viendra me rejoindre à l'hôpital. Il neige beaucoup. Un autre ami vient me prendre chez moi pour m'amener à mon traitement pour 8h. Il arrive très ponctuellement à 7h15 mais je viens tout juste de faire mon sandwich aux oeufs. Je m'habille et je sors, sandwich à la main dans une assiette Bob l'éponge. Arrivé sur le bord de la rue, les pieds me partent et je me retrouve sur le dos, les pieds en demi-split, un peu comme si j'étais José Théodore. Mais la sandwich est toujours dans ma gobeuse, c'est-à-dire dans l'assiette, dans ma main. Great save! Pensez-vous que mon ami s'est gardé un gêne pour ne pas rire de moi, un pauvre cancéreux enneigé? Il riait à gorge déployée quand je suis entré dans le camion. Je lui pardonne, le rire favorise la guérison.

Finalement, après le début de mon traitement, mon ami de Drummond m'appelle pour me dire
que la 20 est bloquée. Je lui dit de laisser faire, les cirsconstances ne le permettent pas, on se reprendra tant qu'à se voir seulement une heure, ce n'est pas logique. Il fallait bien qu'il choisisse cette journée-là. Ce n'est pas grave. J'ai dormi. Et ma conjointe est venue me chercher à 11h quand le traitement fut fini. Nous en avons profité pour aller au CLSC pour faire changer mon pansement de Pickline et ma conjointe a pu se faire voir par un médecin pour une toux persistante qui a été finalement diagnostiquée comme une bronchite. Tout est bien qui finit bien...ou mal selon si j'attrape la bronchite en question durant le temps des Fêtes.

Aujourd'hui, jeudi, rien à signaler, ce qui devrait faire rire L'En Saignant, dont c'était le surnom (''rien à signaler'') alors qu'il travaillait comme surveillant de nuit dans notre jeunesse, il y a si longtemps.

Et demain -23h06, je dois aller me coucher!- ma soeur m'accompagne. Pas de resto de prévu, elle a pris quelques livres dernièrement qu'elle m'a dit. Un ami de Québec doit passer et je dois aller chercher les filles à l'école pour 3h30. Journée remplie!

Je me sens bien. Il faut que je vous parle de Vivre autrement, série radiophonique qui a été présentée sur les ondes de la Première Chaîne de Radio-Canada et dont vous avez le lien sous la rubrique ''espoir'' à votre droite.

dimanche 9 novembre 2008

Un nouveau manteau

(conversation entre moi et mon frère, avant mon départ pour les Promenades)

MOI: On se rejoint à quelle heure le grand au Winners? Je dois aller magasiner pour me fringer comme un Dieu pour les Fêtes.

LUI: Tab... le grand, toi tu as de l'argent à dépenser. Du linge...

MOI: Oui c'est ça le grand, la banque m'a appelé et ils ont augmenté ma marge de crédit malgré le fait que je sois en arrêt de travail prolongé et malgré la crise financière. Alors je me suis dit, bon c'est le temps de la loader un peu et je vais aller me chercher un beau manteau d'hiver...

LUI (me niaisant, embarquant dans mon fun): C'est le fun avoir de l'argent hein? Les banques , le grand...

MOI: De toute façon le grand, je vais demander dans mon testament à porter mon nouveau manteau quand je vais me faire incinérer, mes nouveaux souliers, ma petite tuque, mes CDs.

LUI: (RIRE)

MOI: (RIRE)

LUI: On se rappelle!

MOI: (RIRE)

Gros fou rire, ma blonde aussi, mais finalement une petite larme en ramassant le comptoir et en emplissant le lave-vaisselle. Passer de la joie à la tristesse en 10 secondes.