Affichage des articles dont le libellé est Fêter. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Fêter. Afficher tous les articles

lundi 16 mars 2009

Heureux d'un printemps

Enfin le soleil. Mais toujours ce maudit vent. Ce petit vent mesquin qui nous rappelle que l'hiver se termine le 21 mars et pas vraiment avant. Et que souvent, on va en tirs de barrage en avril.

Mais tout de même, arrêtons de chiâler. Hier, je suis allé chez ma soeur avec le reste de la famille (minus mes enfants, question de garde partagée) pour fêter l'anniversaire de mon père qui aura 79 ans demain, à la St-Patrick.

Voyez comme c'est drôle avant le Registre de l'État civil du Québec. Le système fonctionnait quand même avec les curés et les paroisses et je dirais même que c'était plus simple pour obtenir un extrait de baptême, moins de bureaucratie.

Ma grand-mère paternelle a toujours dit à mon père, qui se prénomme Réjean, que son vrai nom, puisqu'il était né le jour de la fête des Irlandais, était Patrick (mon père dit ''Patrice'', version française). Ce que mon père a toujours cru, jusqu'à l'âge de 30 ans où il a dû faire sortir un extrait de baptême pour une raison quelconque.

Déception. Point de Patrick. Joseph quelque chose, quelque chose, Roland, Réjean finalement.

Ce n'est qu'un nom finalement. Parlant de nom justement, lorsque mon ex était enceinte de ma plus vieille, on faisait un gag à mon père. Puisque mes enfants ont des racines irlandaises par leur mère, on avait laissé planer la rumeur qu'on nommerait notre enfant, si c'était un garçon, Seamus, excellent prénom typique d'Irlande.

Face à cette terrible nouvelle, mon père était désemparé: ''(chu) pas capable de le dire''. Imaginez, un grand-père incapable de nommer son petit-fils! Et pas par sa faute, par la faute de ses parents inconscients (et surtout moqueurs).

Finalement, ma fille est née et elle porte le même prénom qu'une de mes tantes, la soeur de mon père. Pas compliqué.

Bonne fête 'Pa.

samedi 20 décembre 2008

La Résistance

Vendredi soir, pour la première fois depuis environ neuf mois, je serais parti sur une genre de balloune, de brosse, de party, de dérape, de bamboche, appelez cela comme vous le voulez.

Comme plusieurs personnes, vendredi aurait été probablement ma dernière journée de travail avant les Fêtes. Je serais arrêté en quelque part prendre deux bières, question de décompresser seul. Deux bières seulement, il faut conduire quand même.

Je serais revenu laisser mon auto à la maison et je serais reparti vers le bar du coin pour vider trois ou quatre grosses Molson Ex bien froides, les premières avec du jus de tomate mélangé avec la bière dans mon verre, spécialité du patelin d'où je viens. Je me serais rappelé mon coin de pays, ma famille, en souhaitant qu'ils soient tous là ce soir avec moi.

Accompagné de quelques amis ou joyeux drilles, nous aurions errer de taverne en taverne à la recherche d'une bouée (Plume). Voir quelles ''sortes'' de gens pourraient bien être chez Georges ou au Bistro un vendredi soir à 20h30 un 19 décembre. Changer de bar pour voir le monde ailleurs, pour changer le mal de place. Plusieurs paumés en perspective mais combien de commentaires et niaiseries à échanger entre amis.

Se faire des clin-d'oeils, se parler avec les yeux (ex.on cligne les yeux vers la porte, il faut se pousser), faire parler la waitress. Mettre quelques huards dans le jukebox pour entendre Mon Chum Rémy pour la cinquantième fois. Mettre quelques huards dans la vidéopokers en la caressant et en lui chuchotant bien tendrement ''enwèye paye, colisse''.

Aller voir les gars au hockey après, dans leur ligue de garage et leur antichambre. Prendre encore quelques EXs bien froides. Revenir au Plaza à minuit le soir. Se commander un poutine afin de bien se calfeuter l'estomac. Prendre ses aspirines. Se coucher près de la femme que j'aime en lui disant que je l'aime encore plus quand je suis chaud.

Mais, je n'ai rien fait de tout cela. Maudite chimiothérapie. Maudite pilules. Maudit cancer. J'ai résisté.