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mardi 26 mai 2009

Pensée du mardi précédent

Je ne vous achale plus après ce dernier poème qui n'est pas sans rappeler The Curious Case Of Benjamin Button.

La vie est rude
Elle dévore la majeure partie de votre temps, tous vos weekends
et finalement, qu'est-ce qui vous reste?
...la mort. Tu parles d'une récompense!
Je vois plutôt le cycle de la vie se déroulant à reculons.
Il nous faudrait d'abord mourir, pour en finir avec cela.
Puis vivre vingt ans de vieillesse à la maison
Quand on serait trop jeune, on serait jeté dehors:
On recevrait une montre en or, on prendrait un travail
On travaillerait quarante ans jusqu'à ce qu'on soit assez jeune pour profiter de la retraite
On irait à l'université, on ferait la fête.
Ensuite, viendrait le temps du lycée puis de l'école.
On deviendrait un bambin, on s'amuserait, plein d'insouciance,
On deviendrait un petit garçon ou une petite fille,
On réintégrerait le placenta,
On passerait neuf mois entre deux eaux.
Et pour finir, on prendrait la forme d'une lueur dans le regard d'un inconnu.

-Vivre sa maladie, Bernie S.Siegel, p.256.

vendredi 17 avril 2009

Où est ma plus jeune?


Ma belle barbe à la Alexander Ovechkin, c'est-à-dire spottée et disparate, l'est encore plus car mes poils ont recommencé à tomber, surtout sous le nez, comme le fait foi cette photo:

Il faudra la raser. Merde.

jeudi 16 avril 2009

Race de monde


Voyez-vous, je fais partie de cette race de monde qui ne prend pas pour le Canadien, mais pour les Bruins de Boston.


15 ans ont passé depuis la dernière victoire des Bruins en séries contre le Canadien.


37 ans ont passé depuis la dernière Coupe Stanley des Bruins.


Serait-ce trop demander de voir mon équipe tout rafler une seule fois de mon vivant?


LET'S GO BRU-INS!

mercredi 8 avril 2009

Moi, vu par mes enfants

Je ne vous avais jamais parlé de mes madames de l'université? Pas vraiment des madames mais pour les enfants, oui. Il s'agit de deux étudiantes de l'université de Montréal qui sont inscrites pour devenir des ''super-infirmières''.

Moi et ma famille avons collaboré avec elles pour un cours de sociologie (je pense) où sur une période de deux mois, elles devaient nous poser des questions à propos de ma situation tout en filmant pour vérifier leur performance par la suite en compagnie de leur professeur et du reste des étudiants de leur cours. Tant qu'à ne pas pouvoir donner mon corps à la science, aussi bien donner mon esprit. Haha.

Hier était la dernière rencontre et nous avons joué à un jeu avec les enfants. Il s'agissait de répondre à une série de questions séparément et comparer les réponses par la suite. Voici le résultat pour mon cas. À noter pour le #13 que selon le vieil adage, la vérité sort toujours de la bouche des enfants.

1) Quel est la couleur préférée de Papa?
Bleu

2) Quel est le mets préféré?
Pepsi

3) Quelle est la plus belle qualité?
Bon à la Wii, drôle quand il fait le Grand Antonio

4) Quel est le film préféré?
Star Wars

5) Quel est le dessert favori?
Le gâteau

6) Qu'est-ce qui fait pleurer?
Nous voir se chicaner

7) Quel est le sport préféré?
Football

8) Quel est l'acteur préféré?
Sylvester Stallone

9) Quelle est la saison préférée?
Été

10) Si tu avais à te comparer à un animal lequel serait et pourquoi?
C'est une autoquestion où j'avais répondu l'ours et le chat.

11) Quel est ton chanteur/euse préféré(e)?
Coldplay

12) Quelle est la plus grande peur/phobie?
Qu'on se fasse mal ou kidnapper, être plus malade.

13) Quel est le plus grand défaut?
???

14) Qu'est-ce qui fait perdre patience?
Une chambre pas propre

15) Qui est le plus grand confident?
Son docteur

16) Qu'est-ce qui fait le plus plaisir?
Guérir, qu'on ne se chicane pas pour deux mois.

17) Si tu avais une baguette magique, quel serait ton désir?
De posséder tous les films de Star Wars.

Nos Z'amours



Aujourd'hui était le 40e anniversaire du premier match des Expos de Montréal dans le baseball majeur. Je n'étais pas né mais le bruit de la balle sur le bâton se faisait entendre à l'extérieur des États-Unis pour la première fois au niveau majeur. C'était le 8 avril 1969. Une victoire de 11-10 au Stade Shea à New York.

Pour le lectorat féminin de ce blogue, c'est certainement avec beaucoup d'indifférence que vous accueillez cette importante nouvelle historique mais pour moi et plusieurs autres, j'ai eu un petit pincement au coeur, comme toujours.

À chaque printemps depuis le départ des Expos pour des cieux washingtoniens (mais heureusement, pas plus bleus), je me sens triste de ne pas connaître l'effervescence du début de saison comme avant, de ne pas me réjouir à la perspective d'amener mes enfants au Stade, de ne plus avoir d'espoirs démesurés au camp d'entraînement et finalement, d'être amèrement déçu à la fin de la saison, comme à toutes les années.

Quand j'étais petit, je me souviens que mon joueur préféré était Gary Carter, comme beaucoup de gens, mais je ne m'identifiait pas tellement à lui comme joueur parce que je n'aspirais pas à devenir receveur dans mon équipe pour la simple raison que...j'avais peur de la balle.

Le poste de deuxième-but était beaucoup plus fait pour moi, on avait le temps de voir venir les roulants et il ne fallait pas avoir un bras à tout casser. Au bâton, mes aptitudes étaient sous la moyenne. Alors mon idole était Doug Flynn, qui a la distinction de n'avoir frappé que 7 circuits en 11 ans de carrière dans les majeures, dont 4 saisons à Montréal (ce que je viens d'apprendre, hahaha).

Il faut croire que je m'identifiait beaucoup à ce joueur car je me souviens qu'en 6e année, la professeure d'anglais, Mrs Hébert, avait eu la très bonne idée pédagogique de changer nos prénoms pour des prénoms anglophones. J'avais donc choisi Doug mais tout le monde me niaisait parce qu'ils pensaient que ça voulait dire ''chien''. Incultes linguistiques, béotiens de la langue de Shakespeare. J'aimais Doug et j'aime toujours les Expos, nos Z'amours.
ps ma photo, Larry Parrish ou Bill Lee?

dimanche 5 avril 2009

Univers parallèles

Je commence un nouveau billet qui s'intitulera ''Univers parallèles''. Il s'agit de discuter sur ce blogue d'un produit culturel consommé par moi mais avec les yeux d'un cancéreux. Ça peut sembler nébuleux mais vous allez comprendre.

Nous venons d'aller voir Monstres vs Aliens avec les enfants. Bon film d'enfant malgré le prix (héhé). Vous pourrez voir la ''critique'' sur mon autre blogue de niaiserie (Les Soliloquistes) d'ici quelques jours.

Mais je n'ai pu m'empêcher d'éprouver des sentiments. Sans vouloir vous raconter tout le film, disons qu'il y a une scène de mariage où un père mène sa fille à l'autel. Je ne peux m'empêcher de penser que, à moins d'un miracle, ce sera quelqu'un d'autre qui sera à ma place lorsque l'une de mes filles décidera de se marier. Au mieux, elle aura tout de même de fortes pensées pour moi. Au pire, je ne serai qu'un souvenir flou mal dégrossi par le temps et ce que les autres auront bien voulu raconter à mon sujet. Malgré ce blogue, malgré mes précautions, malgré mes espoirs.

Des fois, tout me ramène au cancer. La maladie est partout. Même dans les films d'enfants.