Vous voyez, il y a de ces jours. Aujourd'hui, je suis presque incapable de me lever, même si ma plus vieille m'a téléphoné à 7h30 pour me demander si je voulais toujours mon toutou des Expos (Youppi! je présume). Je lis dans ses pensées. Le toutou est un prétexte pour me parler. Oui, Papa le veut, tu l'amèneras mardi prochain, même si c'est rendu la mascotte du Canadien.
Donc, en résumé, mal de tête, mal de gencives, ulcère dans le fond de ma bouche, sur ma langue, ce qui me force à parler sur le bout de ma dite langue. Je ne suis pas trop sûr non plus de ma température corporelle. J'ai froid.
Je me suis trainé hors du lit à 9h, impatient de savoir si ma 30e équipe préférée a encore perdu. Oui, 7 à 2. Je me réjouis. Pour fêter, je mange un bol de yogourt sans gras. Et je m'enfile deux advils pour m'enlever la douleur aux gencives et à la tête. Le comptoir est dégueulasse, la poubelle est pleine, la lave-vaisselle est vide.
Et je retourne me coucher, non sans m'être gargariser la bouche avec le Super Magic Mouthwash 2009. Une recette magique au goût de sirop pour la toux, prescrit par le pharmacien du département de l'oncologie. Je fantasme sur le fait que peut-être Marthe, la très jolie pharmacienne du village, a concocté ce mélange délicieux seulement pour moi. Je vous épargne comment elle était habillée. Je m'endors tout de suite.
À midi, je me lève finalement. Ma conjointe est arrivée du travail. Elle mange un fajitas au jambon. Le comptoir est toujours aussi dégueulasse. Je m'habille. Je me sens un peu mieux. Elle quitte pour retourner travailler. Je mange des pérogies (pierogi). Franchement, c'est très bon, même sans crème sûre. Je m'attaque ensuite à terminer LOST 4.
Enfin, je vous écris présentement. Le comptoir est propre, la poubelle est vidée, mon thé vert est bu, le lave-vaisselle est rempli, le recyclage est dans le bac dehors, LOST est fini, Entourage 4 est commencé, les filets de porc marinent, les livres sont retournés à la bibliothèque.
Petit jeudi qui est devenu grand.
Affichage des articles dont le libellé est enfants. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est enfants. Afficher tous les articles
jeudi 12 février 2009
mardi 13 janvier 2009
Trouvé dans un carnet perdu
Père: Vous êtes comme le feu et l'eau...vous vous chicanez tout le temps!
Fille: Oui mais papa, c'est l'eau qui veut toujours se chicaner parce qu'elle veut toujours éteindre le feu!
Fille: Oui mais papa, c'est l'eau qui veut toujours se chicaner parce qu'elle veut toujours éteindre le feu!
Libellés :
enfants
vendredi 12 décembre 2008
Les chandelles
Mardi dernier, c'est l'anniversaire de ma plus jeune. Alors elle a son gâteau avec son gros 7 dessus. Ça fait poche hein, à bien y penser? Il faudra que j'achète huit chandelles la prochaine fois.
En tout cas, on lui demande de faire un voeux avant de souffler.
MPJ: Je ne sais pas.
NOUS: Ben oui, est-ce qu'il y a des choses que tu aimerais avoir.
MPJ: Je ne sais pas.
Déjà ému -les fêtes ça m'émeut- je pense à ma guérison et je brûle d'impatience que ma fille nous dise qu'elle veut que je sois guéri. Mais il ne faudrait pas qu'elle le dise dans le fond si elle veut que le voeu se réalise. En tout cas.
NOUS: T'es sûre?
MPJ: Non, c'est correct, je suis heureuse.
N'est-ce que pas tous ce que nous voulons, comme parents, que nos enfants soient heureux? Malgré tout, en plus.
Merci.
En tout cas, on lui demande de faire un voeux avant de souffler.
MPJ: Je ne sais pas.
NOUS: Ben oui, est-ce qu'il y a des choses que tu aimerais avoir.
MPJ: Je ne sais pas.
Déjà ému -les fêtes ça m'émeut- je pense à ma guérison et je brûle d'impatience que ma fille nous dise qu'elle veut que je sois guéri. Mais il ne faudrait pas qu'elle le dise dans le fond si elle veut que le voeu se réalise. En tout cas.
NOUS: T'es sûre?
MPJ: Non, c'est correct, je suis heureuse.
N'est-ce que pas tous ce que nous voulons, comme parents, que nos enfants soient heureux? Malgré tout, en plus.
Merci.
mercredi 3 décembre 2008
Ma plus jeune II
Parlant de caca, gastro oblige, j'ai une petite anecdote pas dégueulasse du tout à raconter. Dimanche soir, je suis dans la salle de bain, en train de, enfin, je vous épargne les détails, pendant que ma fille est dans la douche.
Elle sort alors que je suis toujours assis sur le trône comme on dit. Et elle me dit, en ricanant: ''Toi Papa, tu ne fais que ça des cacas dans ta vie.''
Franchement. Quelle haute estime de son père elle a cette petite.
Elle sort alors que je suis toujours assis sur le trône comme on dit. Et elle me dit, en ricanant: ''Toi Papa, tu ne fais que ça des cacas dans ta vie.''
Franchement. Quelle haute estime de son père elle a cette petite.
Libellés :
enfants
Ma plus jeune
Est à la maison aujourd'hui car elle a la gastro. Mais elle va bien ce matin, elle a mangé des succulentes bananes écrasées. Je peux vous dire que je me lave les mains aux cinq minutes, quoique mes globules blancs et mon système immunitaire se portent bien cette semaine, enfin, les chiffres étaient corrects lundi. Mais il ne faut pas que je pogne cette cochonnerie.
Alors c'est très plate d'avoir un enfant à la maison et de limiter les contacts avec lui. Mais c'est plaisant quand même d'entendre ''les bonhommes'' jouer à la télé, non-stop depuis 7h.
Alors c'est très plate d'avoir un enfant à la maison et de limiter les contacts avec lui. Mais c'est plaisant quand même d'entendre ''les bonhommes'' jouer à la télé, non-stop depuis 7h.
Libellés :
enfants
samedi 29 novembre 2008
Encore un beau samedi
Sur le programme:
- petite marche
- bibliothèque avec les filles
- petites emplettes à la pharmacie
- soupe secrète
- partir endiablée de Mémoire où, malgré tous mes efforts pour apprendre la défaite à ma plus jeune, elle me bat tout le temps
- petit somme cet après-midi
- souper de pilons de poulet dans la sauce sucrée et riz
- film probablement, à moins qu'on se chicane et qu'on regarde le hockey (moi et ma plus jeune contre le reste de la famille)
- long roupillon jusqu'à demain avec calins espérés :-)
Bon samedi à tous!
dimanche 23 novembre 2008
I feel good
Non, ce blogue n'est pas devenu un blogue en anglais comme Les Soliloquistes presque. Je me sens bien aujourd'hui. J'ai un traitement demain avec une transfusion probablement. J'ai bien dormi. Je mange bien.
Les Bruins ont gagné hier, en fait, ils ont gâché la fête au Centre Bell. J'ai fait un dollar avec ma fille aînée dont l'équipe préférée est le CH. Quel papa ingrat! Apprendre le gambling à ses enfants. ''c'est pour le fun, juste pour s'achaler'', que j'ai dit. ''Oui, Papa, je ne veux pas perdre tout l'argent de mon cochon!''.
Les Alouettes vont remporter la Coupe Grey. Enfin je l'espère. S'ils gagnent, je casse mon carême et je prend une bière. UNE bière. La rechute fait partie de la thérapie quand même. J'ai dit à mes filles de porter leur casquette et leur tuque des Alouettes.
La dernière fois que la Coupe Grey avait été tenue à Montréal, mon ex était enceinte de ma plus jeune. Et cette dernière, cette petite vlimeuse, avait décidé de nous faire une fausse alerte, à moins que ce soit la mère, ce que mes amis soupçonnent (haha). Quand je lui raconte l'épisode, elle rit tellement, comme si elle le savait. Ma fille, pas mon ex.
Les Bruins ont gagné hier, en fait, ils ont gâché la fête au Centre Bell. J'ai fait un dollar avec ma fille aînée dont l'équipe préférée est le CH. Quel papa ingrat! Apprendre le gambling à ses enfants. ''c'est pour le fun, juste pour s'achaler'', que j'ai dit. ''Oui, Papa, je ne veux pas perdre tout l'argent de mon cochon!''.
Les Alouettes vont remporter la Coupe Grey. Enfin je l'espère. S'ils gagnent, je casse mon carême et je prend une bière. UNE bière. La rechute fait partie de la thérapie quand même. J'ai dit à mes filles de porter leur casquette et leur tuque des Alouettes.
La dernière fois que la Coupe Grey avait été tenue à Montréal, mon ex était enceinte de ma plus jeune. Et cette dernière, cette petite vlimeuse, avait décidé de nous faire une fausse alerte, à moins que ce soit la mère, ce que mes amis soupçonnent (haha). Quand je lui raconte l'épisode, elle rit tellement, comme si elle le savait. Ma fille, pas mon ex.
Donc, tout l'échafaudage depuis longtemps planifié de notre beuverie collective s'était écroulé alors qu'à 13h, j'étais toujours à l'hôpital. Mes amis courraient depuis 11h les partys d'avant-match à Montréal. Il avait fallu que je fasse de la '' brosse de rattrapage'' pour rejoindre le même feeling que mes collègues de banc. Mais tout était rentré dans l'ordre avec quelques heures de retard.
Ah le bon temps! Je nous souhaite bonne chance pour cette année! Et bonne chance à Anthony Calvillo, notre quart, dont l'épouse a été aux prises avec le cancer l'an passé. Nous perdrons peut-être la guerre, mais nous ne perdrons pas cette bataille!
Ah le bon temps! Je nous souhaite bonne chance pour cette année! Et bonne chance à Anthony Calvillo, notre quart, dont l'épouse a été aux prises avec le cancer l'an passé. Nous perdrons peut-être la guerre, mais nous ne perdrons pas cette bataille!
mercredi 29 octobre 2008
Je suis ton chemin
Je voudrais me mettre à jour dans mes ateliers d'Art créatif. Et aussi, je voudrais mieux expliquer le contexte de chaque dessin. Pour celui-ci, l'animatrice nous demandait de partir de l'émotion de notre corps, de ce que nous ressentions à ce moment-là.
Or, comme à tous les mercredis matins, je venais d'accompagner les enfants à l'école et sur le chemin du retour, j'ai croisé ma jolie voisine d'en face qui faisait de même. Elle m'a demandé si ça allait et je lui ai répondu, machinalement, ''pas pire'', comme je fais à tout le monde depuis six mois. Puis j'ai réfléchi, et j'aurais dû lui crier, ÇA VA BIEN, ÇA VA TRÈS BIEN. Bon, en criant, elle se serait dit, il est malade pour vrai.
On dirait quand on est gravement malade, on ne veut pas tenter le sort en affirmant trop haut et trop fort que ça va bien. Je suis superstitieux, que voulez-vous.
Alors je me suis dessiné, en compagnie de ma fille, sur le chemin de l'école. Voici plus bas le texte qui l'accompagne:

Je suis ton chemin.
Je suis ton chemin dans la vie. Je dois te montrer où aller, vers quelles valeurs tu dois te tourner. Ta soeur est bien partie, même si elle est juste un peu plus vieille que toi. Je sais que tu n'as pas eu une vie facile jusqu'ici mais ça va aller mieux. Je suis ton chemin et je serai toujours là pour toi et ta soeur. Si tu te perds ou tu as peur de te perdre, utilises les cailloux que je t'ai donné: ton coeur, ta raison, le travail, l'organisation, la communication, le sourire, le plaisir. Ils te mèneront toujours vers le bonheur.
Je vous aime!
Papa.
Or, comme à tous les mercredis matins, je venais d'accompagner les enfants à l'école et sur le chemin du retour, j'ai croisé ma jolie voisine d'en face qui faisait de même. Elle m'a demandé si ça allait et je lui ai répondu, machinalement, ''pas pire'', comme je fais à tout le monde depuis six mois. Puis j'ai réfléchi, et j'aurais dû lui crier, ÇA VA BIEN, ÇA VA TRÈS BIEN. Bon, en criant, elle se serait dit, il est malade pour vrai.
On dirait quand on est gravement malade, on ne veut pas tenter le sort en affirmant trop haut et trop fort que ça va bien. Je suis superstitieux, que voulez-vous.
Alors je me suis dessiné, en compagnie de ma fille, sur le chemin de l'école. Voici plus bas le texte qui l'accompagne:
Je suis ton chemin.
Je suis ton chemin dans la vie. Je dois te montrer où aller, vers quelles valeurs tu dois te tourner. Ta soeur est bien partie, même si elle est juste un peu plus vieille que toi. Je sais que tu n'as pas eu une vie facile jusqu'ici mais ça va aller mieux. Je suis ton chemin et je serai toujours là pour toi et ta soeur. Si tu te perds ou tu as peur de te perdre, utilises les cailloux que je t'ai donné: ton coeur, ta raison, le travail, l'organisation, la communication, le sourire, le plaisir. Ils te mèneront toujours vers le bonheur.
Je vous aime!
Papa.
Libellés :
écriture automatique,
enfants
dimanche 19 octobre 2008
Écriture automatique 3
J'ai toujours aimé le baseball. La stratégie, la tradition, la lenteur, la réaction, la senteur.
D'abord, le baseball, ça me rappelle mon père. Quand, adolescent, on ne se parlait pas beaucoup, on trouvait toujours le moyen de se parler de baseball. Je suis allé souvent voir les Expos avec mon père.
À 10 ans, je me souviens exactement du moment où Rick Monday, des Dodgers, a mis au fin aux espoirs de nos Z'amours pour une Série Mondiale avec un circuit. J'ai pleuré
Adulte, je suis allé aux Expos souvent, le meilleur souvenir étant un match avec mon père et mes deux frères où Marquis Grissom s'était rendu sur les buts avec un simple à l'avant-champ, avait volé le deuxième et le troisième but et avait marqué sur un roulant suite à une spectaculaire collision au marbre.
Aujourd'hui, les Espos sont partis depuis longtemps et j'essaie d'intéresser mes enfants au baseball, c'est difficile mais l'autre jour, Béatrice a choisi Big Papy et les Red Sox au lieu de Céline sur les Plaines.
Libellés :
écriture automatique,
enfants,
famille,
sport
vendredi 17 octobre 2008
Écriture automatique 2
Pour cet exercice, nous devions piger une image dans une enveloppe. J'ai donc pigé la tête d'une petit garçon roux (pour toi l'En Saignant) et j'ai décidé d'écrire mon texte en faisant le corps du petit garçon. Voici ce que ça donne:
Je pense à mes filles à qui je dis de se laver, de s'arranger, de ne pas avoir l'air ''ticoune'', comment je les contrains à devenir adultes trop vite. Comment ça m'énerve de les voir mal ''attriquées''. Mais elles, ça ne leur dérange pas, ni leur mère. Dans cette image, il y un garçon sale qui rit, qui est roux, qui a les yeux bleus, qui s'amuse. Je pense à moi, je pense à mes filles. Quand je vois cette image, je pense à moi, à mon ENFANCE. Mon enfance riche et pauvre à la fois mais HEUREUSE.
(dans les bras du chandail): BOUGER - CHANTER - DANSER- DESSINER
(sur le chandail):
ENFANT
YEUX
RIRES
BOUE
PLAISIR
ÊTRE
ROYAUME
CANCER
DEVENIR
REDEVENIR
YEUX
VIE
JOUER
BONHEUR
LIBERTÉ
voilà, vous en pense quoi?
Libellés :
écriture automatique,
enfants,
moi
jeudi 25 septembre 2008
Et ma plus vieille fille qui me dit...
''Koko est mort Papa, je vais pleurer des heures. Mais si c'est Grand-maman qui meurt, je vais pleurer des jours. Et si c'est toi Papa qui meurt, je vais pleurer toute ma vie.''
Libellés :
enfants
mercredi 17 septembre 2008
Pourquoi un chapeau ferait-il peur?
Moi: Hum, c'est un beau dessin ça, avec de belles couleurs...
MPJ: Oui Papa, je l'ai fait pour toi.
Moi: Tu lui as fait de gros seins à la madame...
(question de savoir si elle ne faisait pas une fixation là-dessus, un complexe d'Oedipe refoulé, un truc psycho-machin complexe)
MPJ: Papa...ce n'est pas des gros seins, c'est les manches de sa robe...
Moi: Ah ok, c'est une robe bouffante.
MPJ: Oui, c'est ça, c'est une princesse...
Morale de cette histoire: je ne sais pas qui fait une fixation sur quoi!
Libellés :
enfants
lundi 1 septembre 2008
Back to the future
Petite mise à jour sur mes activités des derniers jours puisque je n'ai pas été très actif sur ce blogue
Mercredi: Fatigue. Repos. Visionnement de films (Patton et Garden State, voir autre blogue).
Jeudi: Rentrée scolaire de mon côté de la clôture (plusieurs profs me lisent je crois). Mes filles font ça comme des grandes. MPJ a le même professeur que MPV a eu en première année. Cette dernière changeait d'école et tout semblait pour le mieux. Son meilleur ami était dans sa classe.
Vendredi: Repos puis football au Stade Percival-Molson et victoire des Alouettes. Ce n'est pas facile. Pourquoi me direz-vous? Parce qu'après 63 matchs de suite en état d'ébriété quelquefois avancé, je vais maintenant aux matchs plus à jeun qu'un pape. Ce n'est pas pareil. Sauf qu'il y a deux avantages, peut-être trois: je me souviens de la game et du score (1), ça ne coûte pas cher (2) et je peux agir comme conducteur désigné pour les gens qui m'accompagnent (3). Nous ne faisons donc pas parti du club des Drunk Drivers.
Samedi: Réveillé tout croche à presque 11h00 du matin, j'ai passé la journée entre le divan, la chambre à coucher à rechercher sans succès une position confortable pour me rendormir. Je me sens très fatigué ces jours-ci. Et je suis pas mal blême. Mon hémoglobine doit être à 23. Déjeuner aux toasts beurrées, pas de lunch et de la malbouffe pour souper. Pas besoin de me demander pourquoi je me sentais pas tellement énergique. J'oublais presque l'événement marquant de la journée: le Grand Dérangement. Le lit simple du sous-sol dans la chambre de S., le lit de S. dans la chambre de mes filles, la deuxième partie du lit superposé qui était dans le sous-sol dans la chambre de mes filles et les lits de mes filles, dans le sous-sol mais le contenu des tiroirs de leur lit, dans un énorme tas dans le coin de leur chambre. Mes chums sont venus faire ça et je n'avais même pas de bière(s) froide(s) à leur offrir. Quel ingrat! Et quels bons chums!
Dimanche: Réveillé tout croche à 10h00. Summer party chez ma soeur en après-midi. Je voulais terminer le montage des lits superposés avant de partir mais il me manquait des (*&&) de pièces. Détour donc par IKEA où la dame était très gentille. Je suis reparti content. Mais il faisait chaud dimanche non? J'étais écrasé par la chaleur, ce qui n'a certainement pas manqué de stresser mes parents, surtout mon père. Nous sommes allés ensuite voir jouer mon neveu au hockey à 20h30 (eh oui, c'est déjà parti!). La fraîcheur de l'aréna m'a fait du bien. Quand nous sommes revenus chez ma soeur pour un feu, je me sentais pas mal mieux. Après un café, j'ai même pris le volant pour revenir chez nous. J'allais oublier aussi un événement marquant: nous sommes allés adopter un petit minou de trois semaines dont la maman s'était fait écrapoutir la journée même. Ah, le malheur des uns fait le bonheur des autres. Je vais vous montrer bientôt, des photos, il est CHOU. Nous nous sommes presque entendu sur un nom et, fait inusité dans cette maison remplie de femelles, c'est le mien qui a présentement une longueur d'avance: Kimo (pour Chemotherapy). Chut! Ne leur dites pas que je me vante sur ce blogue de mon pouvoir persuasif.
Lundi, Fête du Travail: Je pense que j'ai travaillé plus aujourd'hui que dans les six derniers mois. J'ai fini de monter le lit superposé de mes enfants et j'ai fait le ménage de leur chambre. C'était à l'envers, mesdames et messieurs, comme dirait Marc Blondin. Disons que je suis traîneux -pardon, j'étais traîneux, je suis maintenant Feng shui- mais mes filles ont une longueur d'avance probablement héritée des gênes de leur mère (désolé, mère de mes enfants (MDME), mais c'est un fait). J'ai fait un bon 8 heures de ménage. Mais maintenant, tout est classé. J'ai parlé aux filles avant le souper et je leur ai dit qu'il y avait deux surprises chez moi. MPV n'avait pas trop de bonnes idées et MPJ a trouvé tout de suite les lits superposés. Elles vont tripper solide sur Kimo. Oui, Madame la Marquise, comme dirait Claude Poirier.
Mercredi: Fatigue. Repos. Visionnement de films (Patton et Garden State, voir autre blogue).
Jeudi: Rentrée scolaire de mon côté de la clôture (plusieurs profs me lisent je crois). Mes filles font ça comme des grandes. MPJ a le même professeur que MPV a eu en première année. Cette dernière changeait d'école et tout semblait pour le mieux. Son meilleur ami était dans sa classe.
Vendredi: Repos puis football au Stade Percival-Molson et victoire des Alouettes. Ce n'est pas facile. Pourquoi me direz-vous? Parce qu'après 63 matchs de suite en état d'ébriété quelquefois avancé, je vais maintenant aux matchs plus à jeun qu'un pape. Ce n'est pas pareil. Sauf qu'il y a deux avantages, peut-être trois: je me souviens de la game et du score (1), ça ne coûte pas cher (2) et je peux agir comme conducteur désigné pour les gens qui m'accompagnent (3). Nous ne faisons donc pas parti du club des Drunk Drivers.
Samedi: Réveillé tout croche à presque 11h00 du matin, j'ai passé la journée entre le divan, la chambre à coucher à rechercher sans succès une position confortable pour me rendormir. Je me sens très fatigué ces jours-ci. Et je suis pas mal blême. Mon hémoglobine doit être à 23. Déjeuner aux toasts beurrées, pas de lunch et de la malbouffe pour souper. Pas besoin de me demander pourquoi je me sentais pas tellement énergique. J'oublais presque l'événement marquant de la journée: le Grand Dérangement. Le lit simple du sous-sol dans la chambre de S., le lit de S. dans la chambre de mes filles, la deuxième partie du lit superposé qui était dans le sous-sol dans la chambre de mes filles et les lits de mes filles, dans le sous-sol mais le contenu des tiroirs de leur lit, dans un énorme tas dans le coin de leur chambre. Mes chums sont venus faire ça et je n'avais même pas de bière(s) froide(s) à leur offrir. Quel ingrat! Et quels bons chums!
Dimanche: Réveillé tout croche à 10h00. Summer party chez ma soeur en après-midi. Je voulais terminer le montage des lits superposés avant de partir mais il me manquait des (*&&) de pièces. Détour donc par IKEA où la dame était très gentille. Je suis reparti content. Mais il faisait chaud dimanche non? J'étais écrasé par la chaleur, ce qui n'a certainement pas manqué de stresser mes parents, surtout mon père. Nous sommes allés ensuite voir jouer mon neveu au hockey à 20h30 (eh oui, c'est déjà parti!). La fraîcheur de l'aréna m'a fait du bien. Quand nous sommes revenus chez ma soeur pour un feu, je me sentais pas mal mieux. Après un café, j'ai même pris le volant pour revenir chez nous. J'allais oublier aussi un événement marquant: nous sommes allés adopter un petit minou de trois semaines dont la maman s'était fait écrapoutir la journée même. Ah, le malheur des uns fait le bonheur des autres. Je vais vous montrer bientôt, des photos, il est CHOU. Nous nous sommes presque entendu sur un nom et, fait inusité dans cette maison remplie de femelles, c'est le mien qui a présentement une longueur d'avance: Kimo (pour Chemotherapy). Chut! Ne leur dites pas que je me vante sur ce blogue de mon pouvoir persuasif.
Lundi, Fête du Travail: Je pense que j'ai travaillé plus aujourd'hui que dans les six derniers mois. J'ai fini de monter le lit superposé de mes enfants et j'ai fait le ménage de leur chambre. C'était à l'envers, mesdames et messieurs, comme dirait Marc Blondin. Disons que je suis traîneux -pardon, j'étais traîneux, je suis maintenant Feng shui- mais mes filles ont une longueur d'avance probablement héritée des gênes de leur mère (désolé, mère de mes enfants (MDME), mais c'est un fait). J'ai fait un bon 8 heures de ménage. Mais maintenant, tout est classé. J'ai parlé aux filles avant le souper et je leur ai dit qu'il y avait deux surprises chez moi. MPV n'avait pas trop de bonnes idées et MPJ a trouvé tout de suite les lits superposés. Elles vont tripper solide sur Kimo. Oui, Madame la Marquise, comme dirait Claude Poirier.
mercredi 27 août 2008
La Fée, deuxième édition
MPJ: (pleurs)
MOI: Mais R., arrête de pleurer, la Fée des dents va passer quand même. On va faire comme l'autre fois, on va mettre la dent dans un kleenex.
MPJ: Mais on l'a pas la dent, Papa!
MOI: Oui, c'est vrai, mais on va faire comme l'autre fois, on l'avait pas la dent et la Fée des dents est passée quand même.
MPJ: Non!
MOI: Quoi, non?
MPJ: Non, elle passera pas.
MOI: Ben oui R., elle va passer, Papa est sûr.
MPJ: Non, je ne suis pas sûr.
MOI: Papa lui est sûr. Je te promets qu'elle va passer. Arrête de pleurer.
MPJ: Ok Papa.
MOI: Mais R., arrête de pleurer, la Fée des dents va passer quand même. On va faire comme l'autre fois, on va mettre la dent dans un kleenex.
MPJ: Mais on l'a pas la dent, Papa!
MOI: Oui, c'est vrai, mais on va faire comme l'autre fois, on l'avait pas la dent et la Fée des dents est passée quand même.
MPJ: Non!
MOI: Quoi, non?
MPJ: Non, elle passera pas.
MOI: Ben oui R., elle va passer, Papa est sûr.
MPJ: Non, je ne suis pas sûr.
MOI: Papa lui est sûr. Je te promets qu'elle va passer. Arrête de pleurer.
MPJ: Ok Papa.
Libellés :
enfants
dimanche 17 août 2008
Bon dimanche
Alors, après mon réveil à 6h30, déjà plusieurs choses accomplies. MPV et S. ont perdu au soccer ce matin à 9h00 et je me suis enfilé deux hotdogs au terrain, question de payer les photos (il me fallait du change). J'ai posté sur ce blogue tantôt et sur Les Soliloquistes aussi.
Je dois dire que je n'ai pas eu une bonne soirée et une bonne nuit. Je ne sais pas pourquoi, j'avais tendance hier à un peu trop penser.
D'abord, mon infirmière-pivot m'a écrit vendredi après avoir lu ce blogue pour la première fois. Elle m'a écrit que je parlais ''des vraies affaires'', terme que j'interprète toujours comme étant ma mort éventuelle. On dirait qu'elle me met le doute au lieu de m'aider mais ce n'est pas volontaire de sa part, je dirais même que ça fait partie de la psychologie du cancer.
Pour guérir, il faut accepter l'idée de mourir. C'est totalement fou mais c'est comme ça. Il ne faut pas combattre la fatalité de la maladie mais la maladie elle-même. L'accepter, vivre avec et contempler la possibilité de mourir avec. Ça ne donne rien de se dire continuellement ''pourquoi moi?''. Il faut plutôt se dire que oui, j'ai le cancer, je vais le combattre, il se peut que je perde le combat mais en bout de ligne, je veux vivre plus que tout chose.
Je sais que je vais mourir. Tout le monde meure. Mais pas tout de suite dans mon cas. Pas cette année, mes traitements vont bien et les médecins semblent satisfaits de la régression de la maladie. Probablement pas l'année prochaine non plus. Dans deux ans? Qui sait? Je ne pense pas. Dans 10 ans? Pourquoi pas? Mais pourquoi pas dans 50 ans, comme ma grand-mère qui a vécu jusqu'à 97 ans et mes parents qui sont toujours vivants (75 et 78 ans dans le cas de mon père, malgré 13 opérations dans sa vie)?
-Papa, je ne veux pas que tu meures, me dit souvent ma plus vieille.
-Papa va mourir un jour, tout le monde meure ma fille.
-Oui mais on ne veut pas que tu meures pendant qu'on est des enfants.
-Papa va se battre ma fille.
Le problème, c'est que mes filles seront toujours pour moi des enfants. Et ça me rend triste à chaque fois.
Je dois dire que je n'ai pas eu une bonne soirée et une bonne nuit. Je ne sais pas pourquoi, j'avais tendance hier à un peu trop penser.
D'abord, mon infirmière-pivot m'a écrit vendredi après avoir lu ce blogue pour la première fois. Elle m'a écrit que je parlais ''des vraies affaires'', terme que j'interprète toujours comme étant ma mort éventuelle. On dirait qu'elle me met le doute au lieu de m'aider mais ce n'est pas volontaire de sa part, je dirais même que ça fait partie de la psychologie du cancer.
Pour guérir, il faut accepter l'idée de mourir. C'est totalement fou mais c'est comme ça. Il ne faut pas combattre la fatalité de la maladie mais la maladie elle-même. L'accepter, vivre avec et contempler la possibilité de mourir avec. Ça ne donne rien de se dire continuellement ''pourquoi moi?''. Il faut plutôt se dire que oui, j'ai le cancer, je vais le combattre, il se peut que je perde le combat mais en bout de ligne, je veux vivre plus que tout chose.
Je sais que je vais mourir. Tout le monde meure. Mais pas tout de suite dans mon cas. Pas cette année, mes traitements vont bien et les médecins semblent satisfaits de la régression de la maladie. Probablement pas l'année prochaine non plus. Dans deux ans? Qui sait? Je ne pense pas. Dans 10 ans? Pourquoi pas? Mais pourquoi pas dans 50 ans, comme ma grand-mère qui a vécu jusqu'à 97 ans et mes parents qui sont toujours vivants (75 et 78 ans dans le cas de mon père, malgré 13 opérations dans sa vie)?
-Papa, je ne veux pas que tu meures, me dit souvent ma plus vieille.
-Papa va mourir un jour, tout le monde meure ma fille.
-Oui mais on ne veut pas que tu meures pendant qu'on est des enfants.
-Papa va se battre ma fille.
Le problème, c'est que mes filles seront toujours pour moi des enfants. Et ça me rend triste à chaque fois.
Libellés :
enfants,
listes,
psychologie
jeudi 31 juillet 2008
Maudite pluie
Ok je n'ai pas fait grand chose aujourd'hui mais j'ai oublié de vous dire ce que j'avais fait de productif hier. J'avais commencé il y a quelques mois un album scrapbook contenant tous les talons de billets de spectacle ou d'événements sportifs auxquels j'ai assisté dans ma vie. Je l'ai terminé hier. C'est quand même assez inutile comme projet mais ce sont tout de même de beaux souvenirs à laisser à mes enfants. Dans 15 ans, elles vont se demander, voyons, c'est qui ça les Respectables?
jeudi 12 juin 2008
La Fée
20h15 (hier)
Ma plus jeune: Papa, est-ce que tu penses que la Fée des dents va passer?
MOI: Ben oui elle va passer.
MPJ: Même si j'ai perdu ma dent et qu'on ne la trouve plus?
MOI: C'est pas grave, on va mettre un kleenex chiffonné et elle ne le saura pas, elle va penser qu'elle est dans le kleenex.
Ma plus vieille: Non papa, la Fée des dents va le savoir, elle sait tout, elle est comme le Père Noël. Elle est toute petite, elle passe à travers les petits trous de la fenêtre. Elle vient chercher les dents pour se faire un château de dents.
MOI: Ben non, elle ne le saura pas. Ah oui, un château de dent, Papa ne savait pas.
MPJ: Oui mais il faut que je fasse mon dodo pour qu'elle vienne.
MPV: Moi Papa, j'ai déjà vu le Père Noël moi. À Noël chez Pops, je me suis réveillé et je l'ai vu, il était dans l'entrée.
MOI: Et il a mangé les biscuits? Et Cookie ne s'est pas réveillée?
MPV: Cookie est sourde et elle ne l'a pas vu donc elle n'a pas jappé.
MOI: Bon là il faut faire dodo si on veut que la Fée passe, ok les filles?
MPV + MPJ: Oui Papa, à demain, je t'aime.
(ce matin)
MOI: Il faut se lever, il faut se préparer pour aller à l'école...
MPJ: (étirement) Papa-papa, la Fée des dents, elle a passée, regarde, j'ai trois caribous.
MOI: Ahh oui, le truc du kleenex, ça a marché?
MPJ: Ouiiiiiiiii!
Ma plus jeune: Papa, est-ce que tu penses que la Fée des dents va passer?
MOI: Ben oui elle va passer.
MPJ: Même si j'ai perdu ma dent et qu'on ne la trouve plus?
MOI: C'est pas grave, on va mettre un kleenex chiffonné et elle ne le saura pas, elle va penser qu'elle est dans le kleenex.
Ma plus vieille: Non papa, la Fée des dents va le savoir, elle sait tout, elle est comme le Père Noël. Elle est toute petite, elle passe à travers les petits trous de la fenêtre. Elle vient chercher les dents pour se faire un château de dents.
MOI: Ben non, elle ne le saura pas. Ah oui, un château de dent, Papa ne savait pas.
MPJ: Oui mais il faut que je fasse mon dodo pour qu'elle vienne.
MPV: Moi Papa, j'ai déjà vu le Père Noël moi. À Noël chez Pops, je me suis réveillé et je l'ai vu, il était dans l'entrée.
MOI: Et il a mangé les biscuits? Et Cookie ne s'est pas réveillée?
MPV: Cookie est sourde et elle ne l'a pas vu donc elle n'a pas jappé.
MOI: Bon là il faut faire dodo si on veut que la Fée passe, ok les filles?
MPV + MPJ: Oui Papa, à demain, je t'aime.
(ce matin)
MOI: Il faut se lever, il faut se préparer pour aller à l'école...
MPJ: (étirement) Papa-papa, la Fée des dents, elle a passée, regarde, j'ai trois caribous.
MOI: Ahh oui, le truc du kleenex, ça a marché?
MPJ: Ouiiiiiiiii!
Libellés :
enfants
samedi 31 mai 2008
La Pluie
Je me suis levé à 11h20 ce matin, après m'être couché à peu près à la même heure hier soir. Il faut croire que j'en avais besoin. Quel plaisir de dormir sous la pluie. Tout est sombre et humide. Par chance, le téléphone n'a pas sonné.
Je suis plus peu loquace. J'ai toujours cette sinusite qui ne lâche pas. Ce soir au menu, rigatoni au pepperoni et P.S. I Love You, film de circonstances. Larmes garanties. Pas grave, il est bon de pleurer des fois, même si ça ne m'est pas arrivé depuis quelque temps, curieusement.
Faux. Ma fille la plus âgée, lorsque j'ai couché mes enfants mardi, m'a dit en larmes qu'elle voulait que je redevienne le papa qu'elle avait quand elle est née, avant que j'aie le cancer. Je n'ai plus m'empêcher, surtout lorsque ma plus jeune, voyant notre détresse, a joint spontanément notre group hug. Sans ironie, quel beau moment. Tout cela a débouché sur une séance de questions et réponses sur ma maladie. J'espère que j'ai été à la hauteur pour rassurer mes enfants.
J'ai faim, je vais aller picailler dans les plats. Ne soyez pas surpris si dans les prochains jours, je rétroblogue, c'est-à-dire que j'écris en changeant la date.
Je suis plus peu loquace. J'ai toujours cette sinusite qui ne lâche pas. Ce soir au menu, rigatoni au pepperoni et P.S. I Love You, film de circonstances. Larmes garanties. Pas grave, il est bon de pleurer des fois, même si ça ne m'est pas arrivé depuis quelque temps, curieusement.
Faux. Ma fille la plus âgée, lorsque j'ai couché mes enfants mardi, m'a dit en larmes qu'elle voulait que je redevienne le papa qu'elle avait quand elle est née, avant que j'aie le cancer. Je n'ai plus m'empêcher, surtout lorsque ma plus jeune, voyant notre détresse, a joint spontanément notre group hug. Sans ironie, quel beau moment. Tout cela a débouché sur une séance de questions et réponses sur ma maladie. J'espère que j'ai été à la hauteur pour rassurer mes enfants.
J'ai faim, je vais aller picailler dans les plats. Ne soyez pas surpris si dans les prochains jours, je rétroblogue, c'est-à-dire que j'écris en changeant la date.
samedi 24 mai 2008
Tiroux
Aujourd'hui, nous sommes allé chez mes parents à Sorel. Je suis allé voir mon frère. Nous avons mangé des fajitas froids à la dinde et aux tomates. Très bon. Il faisait trop chaud au soleil et trop froid à l'ombre.
La chatte de mon frère est peut-être enceinte. Deux ou trois matous tournaient autour, qu'il m'a dit. Et j'ai fait une promesse. S'il y a un roux dans la portée, je le prend. Peu importe qu'on ait dû la semaine dernière se départir de notre vieille chatte, qui ne se lavait plus et qui faisait ses besoins un peu partout dans la maison. J'ai toujours rêvé d'avoir un gros minou qui ressemble à Garfield.
Les enfants vont tripper. Les miennes surtout. Ma plus jeune me disait l'autre jour qu'elle voulait un chat à elle. Aller Thi-mine (je ne sais pas trop comment le prononcer comme ma nièce), laisse-toi faire par le gros roux et mononcle va être content d'avoir son tiroux.
Un peu plus l'an passé et nous nous serions retrouvé avec 4 chats. Chez mes parents, nous avons secouru un minuscule chaton que ma blonde a (mal?)heureusement noyé dans le lait en essayant de le nourrir. J'avais promis que s'il survivait, tel Moïse, on le ramenait chez nous.
Enfin, j'ai conduit l'auto pour aller mais je suis revenu, épuisé, dans le siège du passager. On dirait que ces visites, pourtant courtes, me fatiguent terriblement. On dirait que j'essaie d'avoir l'air plus en forme que je le suis vraiment. C'est plate mais j'imagine que c'est comme ça.
Avant de partir, nous sommes allé voir mes parents. Mon père avait l'air en forme. J'ai l'impression que la maladie le tue plus que toutes ses maladies ensemble. Il a 78 ans. Je n'aurais pas de misère à croire ma théorie. Si un de mes enfants était gravement malade, ce serait assez pour que je meure.
Here come the cheesy part, à toutes fois que je parle à Dieu, je le remercie d'être celui qui doit se battre avec le cancer, et non mes enfants, ma blonde, ma famille. Je me sens fort. Je sens que j'ai été choisi pour porter ma croix.
En tout cas, j'applaudis le courage de mes parents, mon père surtout. Ma mère est très forte. Elle n'en est pas à sa première personne qu'elle accompagne dans la maladie, même si je suis son fils. Ça me rend à la fois triste et fort.
La chatte de mon frère est peut-être enceinte. Deux ou trois matous tournaient autour, qu'il m'a dit. Et j'ai fait une promesse. S'il y a un roux dans la portée, je le prend. Peu importe qu'on ait dû la semaine dernière se départir de notre vieille chatte, qui ne se lavait plus et qui faisait ses besoins un peu partout dans la maison. J'ai toujours rêvé d'avoir un gros minou qui ressemble à Garfield.
Les enfants vont tripper. Les miennes surtout. Ma plus jeune me disait l'autre jour qu'elle voulait un chat à elle. Aller Thi-mine (je ne sais pas trop comment le prononcer comme ma nièce), laisse-toi faire par le gros roux et mononcle va être content d'avoir son tiroux.
Un peu plus l'an passé et nous nous serions retrouvé avec 4 chats. Chez mes parents, nous avons secouru un minuscule chaton que ma blonde a (mal?)heureusement noyé dans le lait en essayant de le nourrir. J'avais promis que s'il survivait, tel Moïse, on le ramenait chez nous.
Enfin, j'ai conduit l'auto pour aller mais je suis revenu, épuisé, dans le siège du passager. On dirait que ces visites, pourtant courtes, me fatiguent terriblement. On dirait que j'essaie d'avoir l'air plus en forme que je le suis vraiment. C'est plate mais j'imagine que c'est comme ça.
Avant de partir, nous sommes allé voir mes parents. Mon père avait l'air en forme. J'ai l'impression que la maladie le tue plus que toutes ses maladies ensemble. Il a 78 ans. Je n'aurais pas de misère à croire ma théorie. Si un de mes enfants était gravement malade, ce serait assez pour que je meure.
Here come the cheesy part, à toutes fois que je parle à Dieu, je le remercie d'être celui qui doit se battre avec le cancer, et non mes enfants, ma blonde, ma famille. Je me sens fort. Je sens que j'ai été choisi pour porter ma croix.
En tout cas, j'applaudis le courage de mes parents, mon père surtout. Ma mère est très forte. Elle n'en est pas à sa première personne qu'elle accompagne dans la maladie, même si je suis son fils. Ça me rend à la fois triste et fort.
Inscription à :
Articles (Atom)
