mercredi 8 avril 2009

Nos Z'amours



Aujourd'hui était le 40e anniversaire du premier match des Expos de Montréal dans le baseball majeur. Je n'étais pas né mais le bruit de la balle sur le bâton se faisait entendre à l'extérieur des États-Unis pour la première fois au niveau majeur. C'était le 8 avril 1969. Une victoire de 11-10 au Stade Shea à New York.

Pour le lectorat féminin de ce blogue, c'est certainement avec beaucoup d'indifférence que vous accueillez cette importante nouvelle historique mais pour moi et plusieurs autres, j'ai eu un petit pincement au coeur, comme toujours.

À chaque printemps depuis le départ des Expos pour des cieux washingtoniens (mais heureusement, pas plus bleus), je me sens triste de ne pas connaître l'effervescence du début de saison comme avant, de ne pas me réjouir à la perspective d'amener mes enfants au Stade, de ne plus avoir d'espoirs démesurés au camp d'entraînement et finalement, d'être amèrement déçu à la fin de la saison, comme à toutes les années.

Quand j'étais petit, je me souviens que mon joueur préféré était Gary Carter, comme beaucoup de gens, mais je ne m'identifiait pas tellement à lui comme joueur parce que je n'aspirais pas à devenir receveur dans mon équipe pour la simple raison que...j'avais peur de la balle.

Le poste de deuxième-but était beaucoup plus fait pour moi, on avait le temps de voir venir les roulants et il ne fallait pas avoir un bras à tout casser. Au bâton, mes aptitudes étaient sous la moyenne. Alors mon idole était Doug Flynn, qui a la distinction de n'avoir frappé que 7 circuits en 11 ans de carrière dans les majeures, dont 4 saisons à Montréal (ce que je viens d'apprendre, hahaha).

Il faut croire que je m'identifiait beaucoup à ce joueur car je me souviens qu'en 6e année, la professeure d'anglais, Mrs Hébert, avait eu la très bonne idée pédagogique de changer nos prénoms pour des prénoms anglophones. J'avais donc choisi Doug mais tout le monde me niaisait parce qu'ils pensaient que ça voulait dire ''chien''. Incultes linguistiques, béotiens de la langue de Shakespeare. J'aimais Doug et j'aime toujours les Expos, nos Z'amours.
ps ma photo, Larry Parrish ou Bill Lee?

2 commentaires:

CAtharsis a dit…

t'as ben raison...

les filles s'en tapent/je n'ai même pas lu jusqu'à la fin :)

Moi a dit…

Tu oublies aussi l'effervescence des voyages organisés dans les villages pour se rendre au stade en autobus jaune...avec comme chauffeur...l'homme d'affaires...