dimanche 28 décembre 2008
mardi 23 décembre 2008
Idée de cadeau
Je ne voulais pas amalgamer ce billet commercial avec l'art du billet précédent.
Mais si vous ne savez pas quoi encore acheter pour Noël, je vous suggère l'excellent Douze Hommes Rapaillés. C'est excellent et ça nous change de Enwèye, embarque ma belle. Même nos hasbeens sonnent bon.
Mais si vous ne savez pas quoi encore acheter pour Noël, je vous suggère l'excellent Douze Hommes Rapaillés. C'est excellent et ça nous change de Enwèye, embarque ma belle. Même nos hasbeens sonnent bon.
Libellés :
musique
Dégagé
''je marche à toi, je titube à toi, je bois
à la gourde vide du sens de la vie
à ces pas semés dans les rues sans nord ni sud
à ces taloches de vent sans queue et sans tête
je n'ai plus de visage pour l'amour
je n'ai plus de visage pour rien de rien
parfois je m'assois par pitié de moi
j'ouvre mes bras à la croix des sommeils
mon corps est un dernier réseau de tics amoureux
avec à mes doigts les ficelles des souvenirs perdus
je n'attends pas à demain je t'attends
je n'attends pas la fin du monde je t'attends
dégagé de la fausse auréole de ma vie''
-tiré de L'Homme Rapaillé, Gaston Miron, Montréal, L'Hexagone, 1994
à la gourde vide du sens de la vie
à ces pas semés dans les rues sans nord ni sud
à ces taloches de vent sans queue et sans tête
je n'ai plus de visage pour l'amour
je n'ai plus de visage pour rien de rien
parfois je m'assois par pitié de moi
j'ouvre mes bras à la croix des sommeils
mon corps est un dernier réseau de tics amoureux
avec à mes doigts les ficelles des souvenirs perdus
je n'attends pas à demain je t'attends
je n'attends pas la fin du monde je t'attends
dégagé de la fausse auréole de ma vie''
-tiré de L'Homme Rapaillé, Gaston Miron, Montréal, L'Hexagone, 1994
Je cours!
Je viens d'aller prendre une marche avec ma conjointe et au début, mon corps réagissait normalement comme un malade, c'est-à-dire en traînant littéralement de la patte au niveau du souffle et des jambes.
Mais quelques minutes avant le retour à la maison, j'ai ressenti un bien-être et une énergie nouvelle, si bien que j'ai couru le dernier coin de rue. Tout s'est terminé dans un Ickey Shuffle endiablé. Prend ça cancer!
Mais quelques minutes avant le retour à la maison, j'ai ressenti un bien-être et une énergie nouvelle, si bien que j'ai couru le dernier coin de rue. Tout s'est terminé dans un Ickey Shuffle endiablé. Prend ça cancer!
dimanche 21 décembre 2008
Chimères
Délaissons TQS et parlons Art. Ma voisine d'en face et sa soeur ont préparé une exposition de peinture qu'elles ont présenté à la bibliothèque de ma localité ces dernières semaines. L'exposition s'est ensuite mutée en blogue à cette adresse.
L'art étant subjectif, je vous laisse juger du grand talent qui transpire dans le voisinage. Moi comme blogueur-cancéreux, clown ou déneigeur. Et elle comme peintre et mère de famille ultra-active.
Mais il y a plus. Deux oeuvres ont été mises en vente et les profits seront acheminé à la Société Canadienne du Cancer. Elles sont sur le site. Je vous encourage.
L'art étant subjectif, je vous laisse juger du grand talent qui transpire dans le voisinage. Moi comme blogueur-cancéreux, clown ou déneigeur. Et elle comme peintre et mère de famille ultra-active.
Mais il y a plus. Deux oeuvres ont été mises en vente et les profits seront acheminé à la Société Canadienne du Cancer. Elles sont sur le site. Je vous encourage.
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Donner
Sur ma future liste Happy 3
Voir clip de Feist, tourné en une seule prise à ce qu'on a dit à Musimax. Je suis probablement en retard dans la musique coudonc.
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musique
J'aurais dû le savoir
Hier soir vers 11h00, en regardant la fin du match de football Baltimore-Dallas, je pitonnais entre plusieurs canaux en attendant le début de Saturday Night Live.
Je tombe à 11h15 sur les Playmate de Noël à TQS. Franchement trop explicite. Je ne suis pas né à la bonne époque. Dans notre temps, c'est-à-dire lorsque j'étais adolescent, il fallait tout pour voir un sein dans un film à la télé. Maintenant, c'est full-frontal sur les parties les plus intimes de l'anatomie féminine.
En tout cas, je reviens vers le football, je vais à Musique Plus et finalement à 11h40, après Sarah Palin à SNL, je reviens à TQS où je vois ''Le Septième Sens'' dans le téléhoraire interactif. Je me dit, excellent, je ne me souviens plus du début de ce film avec Bruce Willis. Donc j'attend la fin des commerciaux et quand nous revenons au film, il y a un avertissement au téléspectateur de contenu sexuel explicite. Hein, je me dis, il me semble qu'il n'y avait pas de nudité dans ce film, ça parle de fantômes et d'un petit gars.
Je ne sais pas si c'est la chimio ou les pilules mais j'aurais dû allumer bien avant. Le film avec Bruce Willis, c'est Le SIXIÈME Sens. C'est fou ce qu'un seul sens de plus peut faire sur le scénario d'un film.
De toute façon, pourquoi diable la direction de TQS aurait programmé un si bon film à 23h30, après une ''téléfilm'' de Playboy?!? Quoique à bien y penser, on ne sait jamais.
Je tombe à 11h15 sur les Playmate de Noël à TQS. Franchement trop explicite. Je ne suis pas né à la bonne époque. Dans notre temps, c'est-à-dire lorsque j'étais adolescent, il fallait tout pour voir un sein dans un film à la télé. Maintenant, c'est full-frontal sur les parties les plus intimes de l'anatomie féminine.
En tout cas, je reviens vers le football, je vais à Musique Plus et finalement à 11h40, après Sarah Palin à SNL, je reviens à TQS où je vois ''Le Septième Sens'' dans le téléhoraire interactif. Je me dit, excellent, je ne me souviens plus du début de ce film avec Bruce Willis. Donc j'attend la fin des commerciaux et quand nous revenons au film, il y a un avertissement au téléspectateur de contenu sexuel explicite. Hein, je me dis, il me semble qu'il n'y avait pas de nudité dans ce film, ça parle de fantômes et d'un petit gars.
Je ne sais pas si c'est la chimio ou les pilules mais j'aurais dû allumer bien avant. Le film avec Bruce Willis, c'est Le SIXIÈME Sens. C'est fou ce qu'un seul sens de plus peut faire sur le scénario d'un film.
De toute façon, pourquoi diable la direction de TQS aurait programmé un si bon film à 23h30, après une ''téléfilm'' de Playboy?!? Quoique à bien y penser, on ne sait jamais.
samedi 20 décembre 2008
La Résistance
Vendredi soir, pour la première fois depuis environ neuf mois, je serais parti sur une genre de balloune, de brosse, de party, de dérape, de bamboche, appelez cela comme vous le voulez.
Comme plusieurs personnes, vendredi aurait été probablement ma dernière journée de travail avant les Fêtes. Je serais arrêté en quelque part prendre deux bières, question de décompresser seul. Deux bières seulement, il faut conduire quand même.
Je serais revenu laisser mon auto à la maison et je serais reparti vers le bar du coin pour vider trois ou quatre grosses Molson Ex bien froides, les premières avec du jus de tomate mélangé avec la bière dans mon verre, spécialité du patelin d'où je viens. Je me serais rappelé mon coin de pays, ma famille, en souhaitant qu'ils soient tous là ce soir avec moi.
Accompagné de quelques amis ou joyeux drilles, nous aurions errer de taverne en taverne à la recherche d'une bouée (Plume). Voir quelles ''sortes'' de gens pourraient bien être chez Georges ou au Bistro un vendredi soir à 20h30 un 19 décembre. Changer de bar pour voir le monde ailleurs, pour changer le mal de place. Plusieurs paumés en perspective mais combien de commentaires et niaiseries à échanger entre amis.
Se faire des clin-d'oeils, se parler avec les yeux (ex.on cligne les yeux vers la porte, il faut se pousser), faire parler la waitress. Mettre quelques huards dans le jukebox pour entendre Mon Chum Rémy pour la cinquantième fois. Mettre quelques huards dans la vidéopokers en la caressant et en lui chuchotant bien tendrement ''enwèye paye, colisse''.
Aller voir les gars au hockey après, dans leur ligue de garage et leur antichambre. Prendre encore quelques EXs bien froides. Revenir au Plaza à minuit le soir. Se commander un poutine afin de bien se calfeuter l'estomac. Prendre ses aspirines. Se coucher près de la femme que j'aime en lui disant que je l'aime encore plus quand je suis chaud.
Mais, je n'ai rien fait de tout cela. Maudite chimiothérapie. Maudite pilules. Maudit cancer. J'ai résisté.
Comme plusieurs personnes, vendredi aurait été probablement ma dernière journée de travail avant les Fêtes. Je serais arrêté en quelque part prendre deux bières, question de décompresser seul. Deux bières seulement, il faut conduire quand même.
Je serais revenu laisser mon auto à la maison et je serais reparti vers le bar du coin pour vider trois ou quatre grosses Molson Ex bien froides, les premières avec du jus de tomate mélangé avec la bière dans mon verre, spécialité du patelin d'où je viens. Je me serais rappelé mon coin de pays, ma famille, en souhaitant qu'ils soient tous là ce soir avec moi.
Accompagné de quelques amis ou joyeux drilles, nous aurions errer de taverne en taverne à la recherche d'une bouée (Plume). Voir quelles ''sortes'' de gens pourraient bien être chez Georges ou au Bistro un vendredi soir à 20h30 un 19 décembre. Changer de bar pour voir le monde ailleurs, pour changer le mal de place. Plusieurs paumés en perspective mais combien de commentaires et niaiseries à échanger entre amis.
Se faire des clin-d'oeils, se parler avec les yeux (ex.on cligne les yeux vers la porte, il faut se pousser), faire parler la waitress. Mettre quelques huards dans le jukebox pour entendre Mon Chum Rémy pour la cinquantième fois. Mettre quelques huards dans la vidéopokers en la caressant et en lui chuchotant bien tendrement ''enwèye paye, colisse''.
Aller voir les gars au hockey après, dans leur ligue de garage et leur antichambre. Prendre encore quelques EXs bien froides. Revenir au Plaza à minuit le soir. Se commander un poutine afin de bien se calfeuter l'estomac. Prendre ses aspirines. Se coucher près de la femme que j'aime en lui disant que je l'aime encore plus quand je suis chaud.
Mais, je n'ai rien fait de tout cela. Maudite chimiothérapie. Maudite pilules. Maudit cancer. J'ai résisté.
jeudi 18 décembre 2008
Faits saillants de ma semaine de traitement
Je suis tranquille car voyez-vous, je suis en pleine semaine complète de traitement avec Mesna à boire et tout le tra-la-la. Mais c'est bien que ça arrive une semaine avec la Nowell.
Lundi, mon hémoglobine est à 89. Je pète le feu. Ça doit être à cause de la toute la fondue que j'ai mangé samedi, enfin celle que mon frère le goinfre a bien voulu me laisser (il a vidé les assiettes de viande comme un porc - haha). Donc pas de transfusion lundi, nous verrons la semaine prochaine. Ma mère m'accompagne, nous allons luncher à la Casa Grecque dont le menu est ma foi, complètement le contraire du livre du bon docteur Béliveau. Heureusement qu'il y a de la salade détrempée dans mon assiette pour accompagner mes crevettes à l'ail et mes médaillons de boeuf.
Mardi, ma mère m'accompagne encore. Je ne suis pas un très bon malade car je dors pas mal. Je suis surpris. Au moins 4 chaises sont occupées par des personnes de moins de 30 ans, en plus de moi et de mes 37 ans. Pour l'amour de Dieu, qu'est-ce qu'il y a dans l'air, dans la bouffe, dans l'environnement, dans les produits de beauté, dans nos gênes pour que tant de jeunes soient atteinte de cette maudite maladie? Trop de beurre à l'ail dans les crevette peut-être? Ou c'est peut-être les souvlakis de la Belle Province, que j'ai mangé pour dîner, accompagnés d'une frite graisseuse et d'un Coke zéro. Inconscient je suis, mais il faut que je me récompense. Mauvaise prémisse mais c'est l'instinct de survie, que voulez-vous.
Mercredi, un ami doit m'accompagner mais il vient de Drummondville et il viendra me rejoindre à l'hôpital. Il neige beaucoup. Un autre ami vient me prendre chez moi pour m'amener à mon traitement pour 8h. Il arrive très ponctuellement à 7h15 mais je viens tout juste de faire mon sandwich aux oeufs. Je m'habille et je sors, sandwich à la main dans une assiette Bob l'éponge. Arrivé sur le bord de la rue, les pieds me partent et je me retrouve sur le dos, les pieds en demi-split, un peu comme si j'étais José Théodore. Mais la sandwich est toujours dans ma gobeuse, c'est-à-dire dans l'assiette, dans ma main. Great save! Pensez-vous que mon ami s'est gardé un gêne pour ne pas rire de moi, un pauvre cancéreux enneigé? Il riait à gorge déployée quand je suis entré dans le camion. Je lui pardonne, le rire favorise la guérison.
Finalement, après le début de mon traitement, mon ami de Drummond m'appelle pour me dire
que la 20 est bloquée. Je lui dit de laisser faire, les cirsconstances ne le permettent pas, on se reprendra tant qu'à se voir seulement une heure, ce n'est pas logique. Il fallait bien qu'il choisisse cette journée-là. Ce n'est pas grave. J'ai dormi. Et ma conjointe est venue me chercher à 11h quand le traitement fut fini. Nous en avons profité pour aller au CLSC pour faire changer mon pansement de Pickline et ma conjointe a pu se faire voir par un médecin pour une toux persistante qui a été finalement diagnostiquée comme une bronchite. Tout est bien qui finit bien...ou mal selon si j'attrape la bronchite en question durant le temps des Fêtes.
Aujourd'hui, jeudi, rien à signaler, ce qui devrait faire rire L'En Saignant, dont c'était le surnom (''rien à signaler'') alors qu'il travaillait comme surveillant de nuit dans notre jeunesse, il y a si longtemps.
Et demain -23h06, je dois aller me coucher!- ma soeur m'accompagne. Pas de resto de prévu, elle a pris quelques livres dernièrement qu'elle m'a dit. Un ami de Québec doit passer et je dois aller chercher les filles à l'école pour 3h30. Journée remplie!
Je me sens bien. Il faut que je vous parle de Vivre autrement, série radiophonique qui a été présentée sur les ondes de la Première Chaîne de Radio-Canada et dont vous avez le lien sous la rubrique ''espoir'' à votre droite.
Lundi, mon hémoglobine est à 89. Je pète le feu. Ça doit être à cause de la toute la fondue que j'ai mangé samedi, enfin celle que mon frère le goinfre a bien voulu me laisser (il a vidé les assiettes de viande comme un porc - haha). Donc pas de transfusion lundi, nous verrons la semaine prochaine. Ma mère m'accompagne, nous allons luncher à la Casa Grecque dont le menu est ma foi, complètement le contraire du livre du bon docteur Béliveau. Heureusement qu'il y a de la salade détrempée dans mon assiette pour accompagner mes crevettes à l'ail et mes médaillons de boeuf.
Mardi, ma mère m'accompagne encore. Je ne suis pas un très bon malade car je dors pas mal. Je suis surpris. Au moins 4 chaises sont occupées par des personnes de moins de 30 ans, en plus de moi et de mes 37 ans. Pour l'amour de Dieu, qu'est-ce qu'il y a dans l'air, dans la bouffe, dans l'environnement, dans les produits de beauté, dans nos gênes pour que tant de jeunes soient atteinte de cette maudite maladie? Trop de beurre à l'ail dans les crevette peut-être? Ou c'est peut-être les souvlakis de la Belle Province, que j'ai mangé pour dîner, accompagnés d'une frite graisseuse et d'un Coke zéro. Inconscient je suis, mais il faut que je me récompense. Mauvaise prémisse mais c'est l'instinct de survie, que voulez-vous.
Mercredi, un ami doit m'accompagner mais il vient de Drummondville et il viendra me rejoindre à l'hôpital. Il neige beaucoup. Un autre ami vient me prendre chez moi pour m'amener à mon traitement pour 8h. Il arrive très ponctuellement à 7h15 mais je viens tout juste de faire mon sandwich aux oeufs. Je m'habille et je sors, sandwich à la main dans une assiette Bob l'éponge. Arrivé sur le bord de la rue, les pieds me partent et je me retrouve sur le dos, les pieds en demi-split, un peu comme si j'étais José Théodore. Mais la sandwich est toujours dans ma gobeuse, c'est-à-dire dans l'assiette, dans ma main. Great save! Pensez-vous que mon ami s'est gardé un gêne pour ne pas rire de moi, un pauvre cancéreux enneigé? Il riait à gorge déployée quand je suis entré dans le camion. Je lui pardonne, le rire favorise la guérison.
Finalement, après le début de mon traitement, mon ami de Drummond m'appelle pour me dire
que la 20 est bloquée. Je lui dit de laisser faire, les cirsconstances ne le permettent pas, on se reprendra tant qu'à se voir seulement une heure, ce n'est pas logique. Il fallait bien qu'il choisisse cette journée-là. Ce n'est pas grave. J'ai dormi. Et ma conjointe est venue me chercher à 11h quand le traitement fut fini. Nous en avons profité pour aller au CLSC pour faire changer mon pansement de Pickline et ma conjointe a pu se faire voir par un médecin pour une toux persistante qui a été finalement diagnostiquée comme une bronchite. Tout est bien qui finit bien...ou mal selon si j'attrape la bronchite en question durant le temps des Fêtes.
Aujourd'hui, jeudi, rien à signaler, ce qui devrait faire rire L'En Saignant, dont c'était le surnom (''rien à signaler'') alors qu'il travaillait comme surveillant de nuit dans notre jeunesse, il y a si longtemps.
Et demain -23h06, je dois aller me coucher!- ma soeur m'accompagne. Pas de resto de prévu, elle a pris quelques livres dernièrement qu'elle m'a dit. Un ami de Québec doit passer et je dois aller chercher les filles à l'école pour 3h30. Journée remplie!
Je me sens bien. Il faut que je vous parle de Vivre autrement, série radiophonique qui a été présentée sur les ondes de la Première Chaîne de Radio-Canada et dont vous avez le lien sous la rubrique ''espoir'' à votre droite.
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